32 macaques condamnés à mort pour l’étude de toxicologie d’un médicament mis sur le marché… depuis 1999 !

Après être intervenue auprès de la ministre de la Recherche, la Fondation Brigitte Bardot intervient auprès de la Commission européenne pour solliciter « le soutien et même l’intervention de la Commission européenne auprès des autorités françaises afin de veiller à l’arrêt immédiat de ces tests cruels, inutiles, et en infraction avec la réglementation ».

 

 De quoi s’agit-il ?

 

Les tests qui doivent être pratiqués sur 2 semaines, à partir de début juin par le laboratoire Ricerca Biosciences (St-Germain sur l’Arbres, 69), consistent à « gaver » (avec une sonde d’alimentation introduite dans la narine qui entre directement dans l’œsophage et ensuite dans l’estomac) 32 macaques d’un médicament déjà mis sur le marché « Ammonaps » afin de connaître les effets d’une surdose et analyser les organes touchés. Tous les macaques seront tués après le « gavage » pour mener cette recherche.

 

 En quoi est-ce illégal ?

 

Ce protocole est contraire aux réglementations européennes et nationales puisqu’il vise un médicament déjà mis sur le marché. Comme en témoigne le résumé du rapport européen public d’évaluation (EPAR), Ammonaps a déjà fait l’objet de nombreuses études, y compris sur 82 patients atteints de désordres du cycle de l’urée. La Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché pour Ammonaps, valide dans toute l’UE, le 8 décembre 1999. Autorisation renouvelée en 2004 puis en 2009… Alors pourquoi revenir à l’expérimentation animale et sacrifier 32 macaques pour un produit dont on connait déjà les effets sur les patients traités ? 

 

La règlementation précise clairement que les expérimentations animales ne peuvent être menées qu’en l’absence de méthodes alternatives et qu’elles doivent être limitées, dans tous les cas, au strict minimum. Des méthodes existent déjà, il est donc impératif de suspendre les travaux du laboratoire Ricerca Biosciences tant qu’il ne pourra apporter la preuve que les tests programmés ne peuvent être remplacés par des tests alternatifs.

 

 La Fondation Brigitte Bardot propose de recueillir les 32 macaques

 

Afin de sauver les 32 macaques et de leur offrir une vie compatible avec leurs besoins naturels, la FBB a proposé au ministère de la Recherche d’accueillir les animaux. Elle a déjà financée une structure habilitée à recueillir les primates saisis chez des particuliers, dans des cirques ou issus des laboratoires d’expérimentation animale.

 

– Le soutien des internautes

 

Après avoir rendu publique, vendredi, sa démarche auprès du ministère de la Recherche, la Fondation Brigitte Bardot a pu compter sur le soutien de plus de 2000 internautes qui sont, à leur tour, intervenus auprès de la ministre. Un évènement facebook a été créé qui a battu tous les records de participation.

 

– Il faut en finir avec l’expérimentation animale !

 

Les autorités ne doivent pas négliger ce ras-le-bol et cette forte opposition naissante. Le sacrifice programmé des 32 macaques est perçu comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase car on dépasse ici, de très loin, l’acceptable.

 

Après la libération de dizaines de chiots beagles en Italie, de l’élevageGreen Hill, pourvoyeur de laboratoires, ces 32 macaques pourraient devenir le symbole du passage de l’expérimentation animale à une recherche éthique (dans le vrai sens du terme) basée non plus sur l’animal/cobaye mais sur des méthodes substitutives fiables pour l’homme.Il y a 130 ans, Victor Hugo déclarait « la vivisection est un crime », il est temps aujourd’hui de condamner ce crime et de bannir définitivement l’expérimentation animale… il en va aussi de la dignité de l’homme !

 

M. Christophe Marie

Directeur du B. P. A.

www.fondationbrigittebardot.fr

28, rue Vineuse – 75116 Paris

Tél. +33 (0)1.45.05.14.60 /94.58

Fax. +33 (0)1.45.05.14.80

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