Alerte aux dissections !

Attention au déni de loi.

La loi est pourtant claire : le 7 mai 2013 le ministère de l’éducation a été informé que les travaux pratiques utilisant des vertébrés, même morts, sont réservés à l’enseignement supérieur. Ils sont donc interdits dans les lycées et collèges. Les méthodes de remplacement doivent être utilisées dès lors qu’elles peuvent apporter un niveau de connaissances similaires sans avoir recours à l’animal tué.
Pourtant, deux cas nous ont été signalés la semaine dernière. Deux lycées avaient prévu de réaliser des dissections sur souris et grenouilles, contrevenant directement à la loi. Par un e-mail, nous avons pu effectuer un rappel à la loi.
Grâce à cela, un des deux lycées a modifié son programme, mais l’autre lycée a tout de même réalisé la dissection sur grenouilles en jouant sur le fait que ces animaux étaient également disponibles pour la consommation humaine.

Pour quelques cas signalés combien de cas inconnus ? 
Il est évident que les dissections réalisées dès le plus jeune âge encouragent à sous estimer la valeur du vivant. Elles peuvent participer à l’apprentissage d’une certaine forme de violence envers d’autres animaux ou envers des femmes et des hommes. Ce lien est depuis longtemps admis par les scientifiques.

Agissons !
Si vous aussi êtes confrontés à de tels cas, n’hésitez pas à copier-coller ce message ci-dessous et à l’envoyer à l’établissement concerné. Vous pouvez également l’envoyer de manière spontanée.

A l’attention du principal.

Madame, Monsieur,

 Il a été porté à notre connaissance que des dissections sur vertébrés étaient au programme dans le courant de l’année scolaire 2014-2015 dans certains établissement.

Celles-ci, prévues sur grenouilles ou souris, sont pourtant aujourd’hui interdites par la loi.

Il nous paraît donc important de vous rappeler que le décret 2013-118 du 1er février transposant en droit français la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques s’applique aux animaux mis à mort à des fins expérimentales dans l’enseignement secondaire. 

 L’article R.214-105 du code rural confirme l’interdiction d’utiliser des animaux vertébrés dans les établissements d’enseignement secondaire. Le même article confirme que les utilisations expérimentales de l’animal ne sont déclarées licites que si elles « ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes (…) susceptibles d’apporter le même niveau d’information »

 Aujourd’hui, le ministère de l’agriculture demande l’application de ce nouveau dispositif réglementaire. Ainsi les enseignants qui passeraient outre prendront le risque de se voir appliquer l’article 521-2 du code pénal lequel entraine des peines prévues par l’article 521-1, aujourd’hui aggravées à deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

 Les méthodes de remplacement pédagogique existent et proposent un enseignement de qualité tout en promouvant une certaine éthique relative à la protection du vivant.

Supports vidéo, logiciels sophistiqués, ou encore table de dissection virtuelle. Ces avancées spectaculaires doivent prendre la place des obsolètes dissections de grenouilles ou autres animaux.

Notre association reste à votre disposition pour tout complément d’information au sujet des alternatives aux expérimentations animales.

Cette photo ne date pas d’un autre siècle. Elle date de la semaine dernière.
Voici pourtant les outils dont pourrait disposer le corps enseignant.

  1. Des milliers d’heures de chirurgie filmées en direct pour l’apprentissage de l’anatomie humaine. www.websurg.com
  2. Une incroyable table de dissection virtuelle permet de voyager dans le corps humain.
  3. Des logiciels sophistiqués de grenouilles ou de rats sont également disponibles.

source : www.proanima.fr

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