Illégalité du cirque ZAVATTA dans l’Essonne

 

Compte-rendu des démarches effectuées

contre le cirque Zavatta

situé à Quincy-Sous-Sénart et Boussy-Saint-Antoine :

Quand les cirques font la loi

 

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Le mercredi 15 juin _dsc55462016, le cirque Zavatta s’est installé, sans autorisation, sur le parking d’une zone commerciale, au beau milieu de la nuit, située entre Boussy-Saint-Antoine et Quincy-Sous-Sénart (Essonne). Des passants ont commencé à se plaindre et à avertir les mairies de la présence de ce cirque. Les 2 mairies ont alors saisi un arrêté demandant la fermeture administrative de ce cirque, c’est-à-dire interdisant toute représentation. Hors le cirque a continué ses spectacles…

Le mardi 21 juin, le collectif a envoyé son signalement à la DDPP pour qu’elle puisse effectuer un contrôle. Suite à notre mail, elle n’a pu accéder à notre demande faute de circonstances suffisantes. Cependant, elle nous a confirmé que ce cirque allait être suivi.

Parallèlement, le siège du magasin La Halle, informé de la présence du cirque sans autorisation, a porté plainte.

Le mercredi 22 juin, la police s’est déplacée pour un contrôle alors que le cirque allait bientôt commencer sa représentation (interdite par arrêté municipal). C’est ainsi, en présence des forces de l’ordre, que le spectacle a eu lieu en toute illégalité. Tandis que la seule réponse apportée par la police est « nous sommes là pour constater que le cirque était en infraction », les circassiens faisaient tranquillement leur spectacle, sans s’inquiéter des lois et de ses représentants.

Le vendredi 24 juin, le collectif s’est rendu au commissariat pour savoir quels pouvaient être les moyens d’action afin de renforcer les dépôts de plaintes. La réponse est « aucun ». En effet, seules les mairies ont le pouvoir de porter plainte pour non-respect de l’arrêté. L’association s’est alors penchée sur les plaintes possibles concernant le non-respect au bien-être des animaux (pas d’eau à disposition, attaches trop courtes, stéréotypies…). La réponse a été d’envoyer un courrier au Procureur pour qu’il puisse à son tour envoyer un garde champêtre des zoos et forêts afin qu’il puisse « intervenir ».

En amont le collectif a fait une demande d’autorisation de manifester devant le cirque pour dénoncer l’exploitation de ces animaux. La demande de manifestation auprès des 2 mairies et de la Préfecture était prévue pour le dimanche 26 juin de 14h00 à 18h00. Le vendredi 24 juin par téléphone, les mairies et la Préfecture nous autorise 2H de manifestation de 15h00 à 17h00. Le soir même, nous recevons le récépissé de la manifestation qui indique qu’elle est autorisée de 14h00 à 15h00 seulement !!! Alors que nous avions bien souligné le fait que nous voulions être présents dans l’heure précédent la représentation de 16h00.

Que dire de ce laxisme face aux circassiens qui ne respectent pas la loi, qui entravent les arrêtés,

qui ont droit de pouvoir sur ces animaux ?

Comment interpréter ces changements de manifestation ?

Qui fait réellement la loi ?

Nous ne pouvons que constater l’influence des circassiens sur les élu(e)s et la police. Ils échappent à toute réglementation et sanction, alors que les défenseurs des animaux se retrouvent muselés, agissant pourtant dans les règles. Les mairies trop souvent impuissantes comme nous pouvons le constater, doivent attendre patiemment le départ du cirque.

Après les animaux, ce sont les défenseurs des animaux que l’on enchaîne…

Le vendredi 24 juin au soir, certaines personnes nous informent que le cirque est sur le départ… c’est confirmé le cirque Zavatta s’en est allé dans la nuit comme il était arrivé.

Pour le collectif s’est une victoire car nous aurons au moins permis que ce cirque ne donne pas sa dernière représentation. De plus, nos échangent avec la DDPP auront permis de renforcer les liens pour une mobilisation future pour les prochains cirques.


Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui nous ont informé au fur et à mesure des événements, qui nous ont envoyé des photos et des vidéos, et qui s’étaient préparées à nous rejoindre pour la manifestation.

Cependant le combat continu… le collectif a développé une campagne cirque en Essonne, s’investissant tant au niveau des politiques que sur le terrain, et nous comptons sur vous pour nous signaler tout cirque s’installant dans la région, afin de pouvoir démarrer au plus nos démarches.

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