Action anti braconnage à Herblay (95)

Le 3 avril 2017, nous avons tristement pris connaissance de la présence de pièges à loup dans la forêt des buttes blanches à Herblay (95220) ainsi que du tragique accident d’une chienne qui a été tuée par un de ces pièges. Nous avons alors pris contact avec la police municipale d’Herblay, pour vérifier les faits. Celle-ci nous confirme malheureusement la présence de pièges posés illégalement dans les forêts communales d’Herblay. 

Le CCE²A dans le cadre de sa campagne de lutte contre la chasse et ses abus (qui évolue vers une campagne de protection des forêts) propose alors de ratisser la forêt en quête d’autres pièges. La police assure  son soutient dans notre démarche et nous demande d’avoir l’accord de la mairie via le cabinet du Maire. La Mairie est contactée dans la journée et une fois de plus le climat nous est très favorable.

 

Une réunion est organisée avec toutes les parties prenantes

Le Maire, L’adjoint du Maire, le directeur du service technique, la police municipale, et la famille de la chienne tuée par l’un des pièges sont présents à la réunion. Il est rappelé le danger que représente ces pièges pour les animaux mais aussi pour les enfants, les coureur, les promeneurs etc. En effet un repérage de la forêt la veille de la réunion a été fait, et les zones piégées se trouvent à quelques dizaines de mètres des habitations.  

La discussion s’engage sur la localisation des pièges retrouvés et les zones susceptibles d’en abriter d’autres, puis sur le rôle que peut jouer le CCE²A dans la résolution de ce problème. Nous voulons agir avant la fin des vacances scolaires, avant qu’un autre accident mortel n’arrive. La police nous parle alors de la forêt de la ferme Ajir, une forêt prise en otage par une communauté des gens du voyage où le  braconnage est courant. Une fois de plus le CCE²A se positionne en proposant d’enlever toute installation de chasse illégale. Cette proposition est acceptée de tous.

 

Le jour de l’action anti braconnage


Nous sommes 6 militants à ratisser une première partie de la forêt des Buttes Blanches. Nous ne trouverons pas de pièges. Les affiches de la police entourant la forêt signalant la présence de pièges à mâchoire et le fait que les contrevenants seront poursuivis en justice, ont certainement fait leur effet. Cependant une trentaine de cartouches de chevrotine ainsi que des cadavres de chèvres et de buses seront retrouvés à 20 mètres des maisons, ainsi que des décharges sauvages d’amiante et des débris, des trous remplis de métaux et de plastiques brûlés. Aucun doute nous étions sur la bonne piste.

Nous contactons la police avant de nous rendre dans la forêt de la ferme Ajir. Nous nous regroupons avant de pénétrer dans cette forêt, accompagnés de deux agents de police. Le constat est effarant. Les cartouches sont trouvées par centaines, les décharges par dizaines. Rapidement nous tombons sur un cimetière de  voitures volées, incendiées, ou démontées.

Rapidement nous tombons sur la première cage : une fouine prisonnière est tapie sur un lit de cadavres en état de décomposition avancé. Nous prenons la cage avec son prisonnier, direction le CEDAF (Centre de la Faune Sauvage à Maison Alfort). Sur le chemin du retour nous sommes tombés sur une palombière, il faudra donc revenir pour la faire tomber, la priorité étant la mise en sécurité de notre camarade.

C’est alors qu’un premier braconnier nous voit. Il nous filme, menace de nous tirer dessus s’il nous revoit et arrive un deuxième braconnier en quad. Ils ne nous lâcherons pas jusqu’à la sortit de la forêt. Nous décidons de mettre un terme à cette journée.

 

Destruction de la palombière

Plus nombreux et encore plus déterminés, ce sont cette fois 40 militants équipés de pieds de biche, barres à mine, pinces monseigneur qui arpentent la forêt.

Objectif : Détruire la palombière et libérer les éventuels prisonniers. Nous trouvons rapidement la palombière, l’opération peut commencer. Pendant que les uns démontent ce monument voué au meurtre d’autres forment une équipe pour trouver des cages. Au bout de quelques heures,  une cage est trouvée mais ses prisonniers sont morts. La Palombière fait pâle figure.

Des braconniers alertés par le bruit nous trouvent mais devant notre surnombre et notre détermination font demi-tour. Nous ne les reverrons pas. La palombière est désormais démontée et une cage a été prise. Nous sommes repartis victorieux de cet enfer.

 

 

Photos jour 1

Photos jour 2

 

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