MANIFESTATION CONTRE LE CIRQUE BOUGLIONE LES 17 ET 18.12.11 A CHATOU 78 ILE DES IMPRESSIONNISTES

WEEK END D’ACTION AU CIRQUE BOUGLIONE

(Chatou / 78 )

SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011

DES MANIFESTANTS SURVOLTES ET UN CIRQUE QUI PERD PATIENCE

 

Samedi : la guerre froide

Le week-end dernier, le CCE²A a tenu a souhaité chaleureusement et personnellement de joyeuses fêtes aux circassiens de Bouglione.

La grande famille de militants est arrivée samedi en début d’après midi pour l’organisation de ce grand remue ménage.

Le groupe a été scindé en deux. Une dizaine de militants sont allés sur le pont : endroit stratégique au vue de sa fréquentation de véhicules et dernier virage avant le cirque.

Ainsi, ils ont distribué des tracts aux passants en les sensibilisant afin qu’ils privilégient les cirques sans animaux.

Le deuxième groupe est donc resté devant l’entrée du cirque, toutes banderoles déployées, affiches brandies et slogans scandés.

La quasi-totalité des 500 tracts imprimés pour ce week-end ont été distribués et de nombreuses personnes sensibilisées à la cause animale.

La manifestation étant encadrée par un service d’ordre CCE²A mais aussi par un important dispositif policier : RG, BAC et Police municipale.

Le CCE²A s’était donné pour mission : d’informer les passants voire les spectateurs de l’absurdité de ces spectacles et de la maltraitance cachée que subissent les animaux, mais aussi de faire pression sur Bouglione pour leur prouver notre détermination, notre motivation et notre conviction pour perturber leur représentation.

Si nous faisons pression assez longtemps, peut être alors décideront t-il un jour de ne plus utiliser d’animaux dans leur spectacle.

Les circassiens, en guise de bienvenue, ont eu la bonne idée d’installer leur camion publicité juste en face de nous pour masquer le bruit des mégaphones, leur haut parleur crachant à pleine puissance la musique du cirque.

Une discussion s’est engagée à la demande de Mme Bouglione elle-même avec un des organisateurs, mais d’évidence les avis ne purent se rejoindre.

Un groupe de militants est donc parti sur les cotés du cirque pour faire entendre leur voie de l’intérieur du barnum ou se déroulait le spectacle, suivi évidemment par ce même camion-pub.

Ce jeu du chat et de la souris a duré une bonne partie de l’après midi mais nous avons donc pu faire beaucoup de bruits tout en distribuant des tracts aux spectateurs et en les informant sur les conditions de vie et de dressage des animaux utilisés dans les cirques.

A la sortie, les spectateurs pouvaient voir une vidéo montrant la réalité des cirques et la maltraitance subie par les animaux. Certains nous ont assuré qu’ils ne savaient absolument pas ce qu’il se passait en coulisse et désormais conscients de ces sévices, n’amèneraient plus leur enfant au cirque.

Bien qu’à la fin un groupe de circassiens dont un particulièrement alcoolisé, ont tenté de venir « dialoguer » avec les militants faisant naitre une tension suite aux désaccords manifestement exprimés de chacun, la journée s’est donc déroulée sans embuche, pacifiquement mais avec détermination.

 

Dimanche : La guerre

Les circassiens étaient étrangement calme la veille, on s’attendait à plus de violence et de mécontentement de leur part, alors qu’ils ont accepté pacifiquement cette manifestation. Dimanche leur vraie nature commençait à poindre : tendus, irrités et menaçants ils commençaient à perdre patience. Comme l’illustre ce vieil adage « chasser le naturel, il revient au galop » et ce fut une meute d’équidés auxquels nous avions désormais à faire.

Nous avons commencé à faire le tour du propriétaire de la même façon que la veille, pour faire du bruit un peu partout et surtout au plus près du chapiteau pour perturber leur spectacle.

Une femme surgit soudain menaçant une militante isolée car nous faisions trop de bruit et nous ne faisions pas honneur à cette famille Bouglione qui « fait le bonheur des enfants depuis 11 générations ».

Mais à la question de l’enfermement des animaux depuis 11 générations, la seule réponse fut par les poings, puisque pas d’argumentaire, et la femme ne tarda pas à sortir pour nous montrer sa violence et l’étendue de son répondant.

Elle fut rapidement maitrisée par le service d’ordre du CCE²A et rappelée à l’ordre par les officiers de police alors qu’elle tentait d’arraché le mégaphone des mains d’un des militants.

Nous avons continué à faire du bruit coté gauche du cirque mais nous avons vu ce droit interdit par la police pour un motif bidon : une vieille dame serait à l’agonie dans une des caravanes et donc sujettes à des incommodités dues au bruit (Gageons qu’elle n’est pas incommodée par le bruit du spectacle sous le chapiteau).

Nous capitulons, sous les insultes des circassiens puisque c’est bien connu nous n’avons « pas de coeur pour les hommes et les vieilles dames mourantes », et partons coté droit. Là encore la police nous interpelle : pas de bruit coté droit !

Les circassiens sont beaucoup plus énervé que la veille et prêts à en venir aux mains, un des leur étant venu jusqu’à nous nous prévenir que si ne cessions pas dans les 5 minutes nous prendrions une volée !

Dans ce cas la police très tendu elle aussi nous préviens qu’elle nous embarquera et n’hésitera pas à utiliser des bombes lacrymogènes.

Pour résumer : nous sommes pacifiques et faisons une manifestation déclarée, mais comme les circassiens sont violents illégitimement, c’est à nous militants pacifiques que reviendront soit les coups des policiers soit ceux des circassiens.

Il est dur de demander une justice pour les animaux alors que l’Etat n’est même pas juste avec ses citoyens. Là encore nous faisons preuve de bonne foie et nous pactisons : nous revenons devant l’entrée seulement si le fourgon publicité éteint sa sono. La négociation fut faite mais la victoire resta amère et c’est pour cela que quelques temps plus tard nous sommes revenus faire du bruit sur les cotés du cirque.

La tension était palpable à l’entracte et les deux camps se regardaient sentant la rage ambiante et la volonté d’en découdre ce qui rajoutait à la détermination des militants, moins nombreux que la veille mais beaucoup plus bruyants et ambitieux.

Et c’est pendant l’entracte qu’une vieille dame est venue nous voire : elle a pris conscience du malheur de ces animaux en voyant nos affiches et pendant le spectacle a donc crié « c’est nul ».

Les circassiens, pensant que certains d’entre nous étaient dans la salle, lui ont répondu par une insulte. Elle est finalement sortie avant la fin du spectacle sous une haie d’honneur des militants.

Elle a pu nous rapporter que : beaucoup de représentations sont avec des animaux : tigres, lapins, vaches, … Mais que grâce à notre intervention les numéros avec les animaux sont très peu applaudis (environ 20% du public applaudi alors que tout le monde applaudi pour un numéro artistique). Nous n’avons donc pas laissé le public indifférent et il a su boycotter les numéros sources de tortures.

Nous faisions beaucoup de bruits et tout le public nous entendait entre chaque numéro.

Après que l’ensemble des spectateurs soit partit,  la fin de notre intervention fut rapide car les circassiens devenaient de plus en plus menaçants.

L’équipe s’est donc dispersée au plus vite et s’est retrouvée pour un débriefing dans un café.

Mission accomplie : des spectateurs réceptifs et des circassiens en colère car leur spectacles perturbé et la soi disant magie des cirques avec animaux confrontées à la détresse de ceux-ci.

L’équipe du CCE²A tient à remercier chaleureusement toutes les associations et les bénévoles volontaires venus ce week-end. Merci au nom des animaux d’avoir répondu présent à notre appel et d’être resté malgré le froid, l’attente et les menaces. Merci pour le tractage et les affiches personnalisées et surtout merci de votre sang froid.

Ce n’est pas en une marche que nous franchirons l’escalier amenant à la libération animale ni en un un coup de pioche que nous ferons tomber le mur de la honte , mais nous y parviendrons tous ensemble !!!

Et  nous reviendrons très vite souhaiter un bon début d’année 2012 aux circassiens exploitants les animaux entre autre…

Nous espérons bien sur pouvoir à nouveau compter sur vous pour une prochaine édition .

Merci pour eux

« Agathe »

et

L’équipe du CCE²A

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